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Par Lilioutchka
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 20:32

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Par Lilioutchka
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 11:57

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Par Lilioutchka
Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 16:29

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Regardez bien cette photo. Ou plutôt ce qui est écrit à côté. Il s’agit de la couverture d’un nouveau magazine féminin qui tente de récupérer  «fashion victims  et féministes (victimes de grande classe elles-aussi).

Attention, Lubna n’y est pour rien là dedans, et la légitimité du combat qu’elle mène n’est pas à remettre en cause ici. L’amusant dans cette image, est plutôt la superposition de cette mannequin au gant de cuir (le cuir est de retour, et le style SM fait des ravages), résultat de la prétendue émancipation des femmes occidentales qui mêlent attributs hautement aguicheurs (le body léopard), accessoires de la bourgeoisie clinquante (les gros bijoux), et la cigarette, accessoire masculinisant des années 50.

Mais que fait donc cette pauvre Lubna, qui ne peut même pas enfiler un pantalon,  parmi toutes ces femmes pseudo-émancipées du magazine ? Lubna, c’est un peu le relativisme d’un magazine féminin : « regardez, femmes occidentales, la chance que vous avez, de nous lire et de pouvoir vous délecter de ces élucubrations vestimentaires. Là-bas, chez Lubna, vous auriez de vilains coups de fouet pour vos tenues, alors qu’ici, ces vilains coups de fouet ont l’avantage de vous exciter, Mesdames… » Tout ça est un peu cruel non ?

Par Lilioutchka
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 21:10

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Du corps comme matière première. Un corps entre des mains affûtées, puissantes et chercheuses. Chaque recoin veut être lu, palpé, chaque chemin retracé, chaque lieu entr’ouvert, mais ni fouillé, ni saccagé, ni exhumé.

 

Exposition de la perversité amoureuse

 

De la chair, parfois du sang, des creux et des renflements interminables. Ceux de la femme, mais pas toujours.

 

Pas de récit, pas de drame. Le crime est déjà commis, ancré dans chaque partie de ce corps. C’est lui qui est en quelque sorte criminel.

 

Des mots pourtant, aveux d’un amour démesuré et distendu. Un Ecartèlement de chair interminable, et la désorientation du criminel. Ce corps démantibulé mentalement par celui-ci, et recomposé au gré de son désir, donne à chaque dessin la consistance d’un étron probable, de celui qui désire, du palpeur, somme toute, de celui qui commet.

 

A chaque menue partie colorée, correspond un mot de la même teinte. Nous entrons là dans les méandres du langage, où signifiants et signifiés viennent gaiement « partouzer ». L’incriminé dit, et le corps répond, dans une zone où désirs et actes coïncident, dans une netteté semblable à un aplat de couleur. Triste reconnaissance sans recherche : pauvreté du coït pur et simple.

 

Le crime : celui de l’union parfaite entre deux corps et/ou esprits, avec la volonté de gommer chaque espace qui les sépare, sans jamais atteindre la fonte d’une union parfaite. Le désir : celui du langage, errant toujours aux alentours, créant à l’envi ses interstices qui figurent la pensée, et expliquent peut-être l’amour. Il ne peut en être autrement d’une mise à mort."

 

 

Petite mise en bouche d'un travail que vous pouvez retrouver dans son intégralité sur le site de quandbienmeme.

 

 

 

 

Par Lilioutchka
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 14:10

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C’est au tour d’IPSOS, aujourd’hui, de m’assurer trente minutes de bonheur de ce silence anticonversationnel dont j’ai parlé dans l’article précédent. Car quand bien même « quandbienmeme » (je me reverse moi-même les droits d’auteur de l’utilisation de cette expression = autarcie complète ici [d’ailleurs, faites gaffe, un potager va pousser d’ici-là dans les recoins de ce blog : d’ailleurs, il y a déjà quelques courgettes dans le coin droit de cette page] ) se définit comme l’espace de l’après-rien ou après-vide, il reste encore quelques zones de vide qui méritent de remplir des lignes de blog. (Le vide, c’est tellement bien quand on le remplit dans du vide). Donc, nous voilà avec IPSOS, qui cherche un membre du foyer entre 15 et 30 ans (ça fait large la tranche d’âge tout de même). Bim, bam boum, je corresponds (imaginez mon désarroi lorsque je ne corresponds pas à la tranche d’âge indiquée, et que l’enquêteur s’empresse de me dire «  toute l’équipe vous remercie de votre accueil et vous souhaite une bonne journée ! »). On me promet une vingtaine de minutes de questions dont je me réjouis d’avance. Première partie : Jean Sarkozy. « Hein, quoi ? Et mon pouvoir d’achat sur le coulis de tomate « bien vu » de chez Super U ?, vous en faites- quoi ? » Bah rien, pour l’instant. Mais comme c’est si plaisant d’entendre ce type de nom prononcé au même rang que des produits de grande surface, j’accepte, encore une fois, de jouer le jeu.

 

On va donc me demander ce que j’en pense de Jean Sarkozy tout en délimitant ma réponse au sein de quatre « balises » valides : « oui beaucoup », « plutôt oui », « plutôt non », « pas du tout » (c’est un peu comme les joies de l’amour que ce jeu là). Parce que la démocratie, telle que la pratique le gouvernement de ce pays en ce moment prend forme au sein même de ce sondage IPSOS. Je suis donc apte à répondre des compétences de Jean Sarkozy au sein de sa candidature au poste de directeur de l’EPAD, dans le cadre d’un sondage IPSOS, et….c’est tout. Nous avons donc tous le droit de donner notre avis, de créer un gros tas de pages internet et de blogs en tout genre pour montrer notre indignation, mais nous n’avons absolument aucun moyen d’agir en la défaveur de l’élection d’une personne à un poste, vote réservé aux spécialistes, dira-t-on, mais est-on vraiment spécialiste en votant pour celui dont on ne prône pas les compétences…. Bref, l’on s’éloigne de notre sujet ici.

 

A l’issue de ce sondage, qui dura trente-six minutes, dont dix bonnes minutes perturbèrent l’agréable sensation dont je parlais dans l’article précédent, puisqu’on me demanda de préciser mes réponses (ce qui foutait un bordel total dans ce rythme que je chérissais tant et qui ne consistait qu’à dire un « plutôt pas » ou « oui beaucoup »), celles auxquelles j’avais émis un « plutôt pas ». A l’issue de ce sondage donc, dans lequel on prit soin de me demander pour qui j’avais voté aux dernières présidentielles, on me demanda mon « sentiment » et ma « confiance », dans les décisions prises par le gouvernement. C’est alors que j’ai pensé à ceux qui répondaient « confiants » ou « heureux ». Mais c’est une autre affaire, encore…

 

Le paradoxe, que je souhaiterais soulever ici, est assez simple. Si l’on me demande de donner mon avis sur les compétences de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD, quand bien même je répondrais que je ne doute pas des compétences de celui-ci (car de quelles compétences parle-t-on aujourd’hui en ce qui concerne tout politique ?), je ne serais pas pour autant favorable à sa candidature (et quand bien même je n’y serais pas favorable, de quel droit aurais-je à me prononcer sur une candidature, de quelque ordre qu’elle soit ?). La démocratie dévie donc en ce sens, que l’on me donne le droit de répondre à des questions pour lesquelles je ne suis absolument apte à répondre, en l’occurrence, la compétence d’une personne, dont je ne connais qu’un cv « mondain » (oui, c’est vrai, il a redoublé sa deuxième année de droit), et à la rigueur, la tête qu’il a pendant ses vacances avec sa « dulcinée Darty » grâce à Voici. Le reste, je n’en ai pas le droit.

 

Au prochain épisode de la démocratie qui fout le camp…. Comment je n’ai pas pu voter à cause de ma nationalité française….

 

Par Lilioutchka
Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 17:24

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Il arrive bien souvent, qu’à l’ autre bout du fil de mon téléphone, une voix faussement douce et quasi-robotisée me demande si j’ai bien quelques minutes à lui accorder, afin de répondre à quelques questions, représentatives de ma génération et de mon statut social. Je ne m’y refuse jamais, parce qu’en premier, me viennent les conditions dans lesquelles travaillent ces gens à l’autre bout du fil. En outre, il s’agit bien souvent d’une partie de la population estudiantine des grandes villes, qui, n’ayant trouvé dans leur programme de second semestre de licence 2 que 18h de cours par semaine, se proposent, et c’est bien légitime, pour exercer ce genre de poste, qui fait partie des postes sans qualifications requises, si ce n’est : une élocution correcte et un premier niveau en maîtrise informatique. Dans l’incertitude d’un quelconque avenir, et même, à petite échelle, de la probabilité d’avoir à passer un examen dans les quelques mois qui viennent, ces personnes se disent qu’elles peuvent tout à fait donner du temps dans une activité où elles n’auront qu’à donner de la voix, et cocher correctement les cases qui défilent devant leur écran, avec à la clé, un revenu qui couvrira bien amplement les dépenses de fin de soirée ou de fin de semaine qui constituent le seul intérêt de la vie d’étudiant.

 

Le phoning n’est pas un métier à part entière, il est juste l’exercice d’une fonction, utile à l’état : celle de sonder la population. A priori, cette manière d’employer ces personnes semble saine, puisqu’il ne s’agit pas d’un métier, dans lequel on doit acquérir des « ficelles », mais bien, telle la main innocente,  l’exercice d’une simple demande d’opinion du prochain. Et l’on admet, à juste titre, qu’une personne complètement désintéressée des portées de la tâche qu’elle doit accomplir au sein de son travail, saura d’autant plus assurer cette tâche là, que représente le sondage, puisqu’elle n’y adjoindra aucune portion d’elle-même. La neutralité sera ainsi préservée. Le conditionnement du personnel est donc irréprochable, il n’en est évidemment pas de même en ce qui concerne la formulation des questions, mais cela, c’est un autre problème…

 

Je ne m’y refuse jamais, donc, parce qu’en deuxième, me vient cette sensation si délicate de l’enfance, qui se résume en la situation d’avoir à remplir, un quelconque questionnaire, aidé d’une personne qui pose elle-même les questions, attend patiemment votre réponse, et reporte votre réponse sur le formulaire. C’est à la fois un temps rempli de silence, de rien et de vide : il n’y a pas de discussion, mais la tâche à remplir est obligatoire : c’est celle des visites médicales passées en primaire, ou même chez le médecin (mais bien souvent, le parent répond à votre place et vous ne pouvez plus entendre ce silence), ou, en plus prégnant (mais cela n’existe malheureusement plus aujourd’hui), à la mairie, lorsque l’on demande à faire remplir une fiche d’état civil. Et là, la personne que vous avez en face exerce un véritable métier, en ce sens qu’elle dirige elle-même ce silence, qu’elle accompagne gracieusement de petits bruits, comme celles des touches tapées sur le clavier, ou celui du corps qui se penche pour mieux écrire dans l’encart désigné. Avec un peu de chance, sa voix est douce et claire, et énonce, sans conscience, sans énergie, avec une volubilité dénuée d’intérêt, la question à laquelle vous devez répondre. Un rythme délicieux prend forme. Elle pose sa question, en plein dans ce silence. Puis vient le véritable silence, celui de votre temps de réponse, puis votre réponse à vous, dont le contenu n’a vraiment aucune importance, puisqu’il ne vient que gâcher ce silence tant apprécié pour sa gratuité. Lorsqu’il s’agit d’avoir à répondre, comme dans ces questionnaires téléphoniques, par « très », « plutôt », « plutôt pas » ou « pas du tout », l’agréable sensation en question en est décuplée, puisque ces réponses donnent du rythme et semblent faire défiler une vie entière pour le seul plaisir de ce rythme anti-conversationnel qui nous occupe ici.

 

Je me prends à plaindre parfois, ceux qui s’empressent de raccrocher à l’une de ces conversations, qui ne possèdent pourtant aucune contrainte, que celle de se laisser aller à ce rythme imposé du questionnaire.


Ca, c’était pour la forme des sondages, mais ce qui me fait écrire ici un article, c’est bien le fond, et il faudra un autre article pour cela…

 

 

 

Par Lilioutchka
Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 15:07

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I.N.A.U.G.U.R.A.T.I.O.N

Ce n’est pas le ruban que l’on coupe mais le fil que l’on tend.

Quandbienmeme, c’est  avant tout un site, dont le concept est inclus dans son propre titre.

Quandbienmeme, c’est « l’après constat » du vide de notre monde actuel.

Quandbienmeme, c’est lorsque la discussion semble close, sorte de "so what?!"

Quandbienmeme, c’est aussi le pari stupide de prétendre s’attribuer une expression, et même d’oser l’acheter, en tant que nom de domaine. Cela devient donc mon domaine, initié par une subordonnée. L'intérêt se portant toujours sur la  principale (proposition).

 

Pour commencer, un site remarquable, non pas dans sa forme, mais dans ce qu'il donne à voir. Il s'agit de photographies de lieux abandonnés où toutes sortes de matériaux coexistent dans une étrange beauté : abandoned-places.com


Et pour continuer, un flux d'énergie sonore bien aigu :

Par Lilioutchka
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 20:40

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